Ressenti de l'enfermement de Christophe Khider

Par Catherine, 30 juin 2009, Personnes détenues

En plus du changement de couleur (dépygmentation du au manque ou à l’absence totale de soleil) un changement d’humeur et de tempérament s’opère sans que ce soit perceptible. Seul un tiers pour vous le faire remarquer mais pour cela, il faut avoir des visites, ce qui est malheureusement loin d’être le cas pour tout le monde. Donc la possibilité de se recroqueviller sur soi est plus que probable.

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Ressenti de l'enfermement de Christophe Khider

Par Catherine, 30 juin 2009, Longues peines

En plus du changement de couleur (dépygmentation du au manque ou à l’absence totale de soleil) un changement d’humeur et de tempérament s’opère sans que ce soit perceptible. Seul un tiers pour vous le faire remarquer mais pour cela, il faut avoir des visites, ce qui est malheureusement loin d’être le cas pour tout le monde. Donc la possibilité de se recroqueviller sur soi est plus que probable.

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Questions à Christophe Khider

Par Catherine, 30 juin 2009, Personnes détenues

Benjamin FRANKLIN : « un peuple qui est prêt à laisser un peu de sa liberté contre un peu plus de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre »

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71ème suicide ou mort suspecte en détention en 2009 : Mensonge d’Etat

Par Catherine, 24 juin 2009, Suicides et morts suspectes

Le nombre de suicides ou de morts suspectes en prison ne diminue pas. Un suicide ou mort suspecte tous les trois jours en prison, 7 fois plus qu’en milieu libre

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Compte rendu de la réunion de l'ARPPI le 28/05/09 dernier

Par Catherine, 23 juin 2009, Réunions et comptes rendu

Compte rendu de la réunion du 28 mai 2009

La réunion a porté sur l’organisation de la mobilisation d’octobre. Cette mobilisation devrait porter sur plusieurs jours avec les deux derniers jours à Paris Les week-ends précédents, il faut que les intervenants se répartissent les parloirs de prison pour faire connaître auprès des familles le week end de la mobilisation.

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Longues peines, isolement carcéral et mobilisation

Par Catherine, 23 juin 2009, Longues peines

S’il y a aujourd’hui autant de prisonniers (environ 65000), ce n’est pas qu’il y ait plus de « délinquance » ou plus « d’insécurité », c’est que la loi crée sans cesse de nouveaux délits et allonge inexorablement les peines. Ainsi, en vingt ans les peines de plus de cinq ans ont triplé.

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Appel à mobilisation le 18 juin à 19 heures au CICP

Par Catherine, 23 juin 2009, Réunions et comptes rendu

Un sans papiers en prison à cause d'un incendie au centre de rétention. Partager

Par Catherine, 23 juin 2009, Personnes détenues

MARDI 16 JUIN A 9H, Mahamadou Drame, inculpé pour l'incendie du centre de rétention de Vincennes, passera devant la chambre de l’instruction. Le juge des libertés et de la détention avait rendu une ordonnance de mise en liberté assortie d'un contrôle judiciaire mais le parquet a fait un référé détention pour bloquer sa sortie. Le président de la chambre de l'instruction a confirmé le référé.

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L'écho des cabanes

Par Catherine, 23 juin 2009, Emission radio et télé

A écouter sans modération "l'écho des cabanes" sur libertaire (89.4 )qui est passée ce matin à écouter en pod cast durant une semaine sur:

http://media.radio-libertaire.org/php/grille.php

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Comment faire taire un ancien détenu efficace sur le plan associatif

Par Catherine, 23 juin 2009, URGENT!!!

PRISONS

La préfecture pousse une association de réinsertion de prisonniers au dépôt de bilan (19/06/2009 )

Première anicroche pour l'administration pénitentiaire, après le déménagement début mai à Corbas, prison des temps modernes. Une association culturelle agissant pour la « réinsertion citoyenne » vient de se faire fermer les portes de la prison. C'est la fin d'Axès Libre, cette association fondée en 2005 par Eric Jayat, ancien taulard et personnage charismatique du milieu carcéral lyonnais, dont le but était d'être une passerelle entre le milieu fermé de la prison et le milieu ouvert, par le moyen de la culture. La liquidation judiciaire est fixée au 23 juin. C'est la rupture d'une convention de trois ans signée en 2007 avec l'Etat, pour le portage d'un poste au sein du SPIP, Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation, qui a mené l'association à sa perte. Une rupture décidée par le sous-préfet Francis Vuibert et le directeur du SPIP, Jean-Pierre Bailly, à la date du 29 avril, juste avant le déménagement à Corbas.

Une association qui avait du sens

Emmanuelle Moreau travaillait à Axès Libre. Elle a notamment permis l'émergence du projet Entremondes en avril dernier, jeu de piste dans les hauts lieux de la culture lyonnaise, destiné aux adhérents, sortants de prison ou personnes en difficulté sociale. Elle est sous le choc: "C'est incompréhensible. Notre association fonctionnait bien, des partenaires privés étaient intéressés par notre concept. On s'est fait sabrer en plein essor." Bernard Bolze, fondateur de l'Observatoire International des Prisons (OIP) juge cette affaire extrêmement inquiétante. Pour lui, cette décision relève d'un changement de stratégie des pouvoirs publics: "Le politique juge que l'action d'Axès Libre n'est plus la priorité alors il fait en sorte que ça s'arrête à un moment où, pourtant, on en a le plus besoin."

Règlements de compte ?

Rien ne présageait en effet le non renouvellement des subventions. Alors pourquoi cette décision? Le SPIP, Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation, joint par téléphone, s'est refusé à tout commentaire, expliquant que « cela ne concernait pas les médias ». Quant à la Préfecture, elle explique que sa motivation n'était ni politique, ni budgétaire, mais plutôt liée à une « mauvaise gestion comptable ». « Ils nous reprochent d'avoir confondu le budget réservé au poste et les frais de fonctionnement de l'association. Mais la Préfecture n'a pas effectué le versement des subventions des cinq premiers mois de l'année. L'argent vient seulement d'être viré ce lundi 15 juin », explique Eric Jayat. Il voit la suppression des subventions plus comme le changement de politque avec le nouveau couple de décideurs à la tête des prisons lyonnaises, le sous-préfet Francis Vuibert, arrivé à la préfecture du Rhône en 2008 et le directeur du SPIP Jean Pierre Bailly, membre de la commission qui a proposé l'instauration des peines plancher.

Détenu mais citoyen

De son côté, la Préfecture assure que l'action culturelle à Corbas ne disparaîtra pas. C'est, en effet, l'association socio-éducative de Lyon Corbas, chapeautée par le SPIP, qui récupère le poste. Une association qui s'occupe avant tout de gérer l'argent versé par les détenus pour avoir la télévision afin de programmer des activités culturelles. "C'est la logique de l'occupationnel. On ne rentre pas dans des processus de création pour redonner à ses gens l'occasion de devenir citoyens", s'emporte Eric Jayat, déçu que l'on n'ait pas vu le soutien que pouvait apporter son association à l'administration pénitentiaire.

Marine Badoux

Christophe Khider : Le roman noir d'une cavale «Je ne vais pas rester dans ce trou à rats.»

Par Catherine, 08 juin 2009, Personnes détenues

Pour respirer quelques heures à l'air libre, le détenu évadé de Moulins en février a risqué sa peau, compromis sa compagne et menacé la vie de ses otages. Agathe Logeart raconte les secrets de son évasion et la folle saga familiale de cet homme qui, à 37 ans, a déjà été condamné à quarante-cinq ans de prison au total pour meurtre, braquages et tentatives d'évasion.Tout aurait pu se passer comme d'habitude. La petite Alijah, 2 ans bientôt, serait restée sur les genoux de son père. Sylvie, dans les bras de Christophe, son beau Christophe, torse nu, le crâne rasé depuis qu'il perd ses cheveux. Ils auraient caché ces quelques heures d'intimité en masquant le hublot d'un drap, comme chaque fois qu'ici une femme vient rendre visite à son homme. Quand la petite fille en aurait eu assez de l'exiguïté du parloir, ses parents l'auraient envoyée jouer dans l'espace des enfants. Et Christophe et Sylvie se seraient aimés, peut-être. C'est bien ainsi qu'ils ont conçu Alijah : un bébé-parloir. Les surveillants savent fermer les yeux... Mais ce dimanche 15 février, à la centrale de Moulins-Yzeure, juste avant 16 heures, Chris to phe Khider n'est pas comme d'habitude. Sur le qui-vive. Il serre trop fort sa compagne dans ses bras. Ils savent bien, tous les deux, que ce parloir ne ressemblera pas aux autres. Ils ont les larmes aux yeux. Quand Christophe demande à Sylvie d'éloigner leur petite fille, il dit : «Va-t-en aussi, c'est trop dur...» Sylvie s'éloigne. Et puis tout part en vrille. Une lame sur la gorge Il y a les armes qui sortent d'un sac de sport, et le tournevis pour récupérer les détonateurs et les explosifs cachés dans les gaines d'aération. Les coups de canette de soda sur la tête d'Arnaud, le surveillant. Le couteau ébréché, au manche noir, «un couteau pour couper les steaks», dira plus tard Alexandre, l'autre gardien qui était enfermé dans le poste de sécurité, et dont un prisonnier maintient fermement la lame sur sa gorge. Et puis les explosions pour faire sauter les portes. Et les cris des 18 détenus, des 41 visiteurs dont une dizaine d'enfants. C'est la panique. Mal aux oreilles. La fumée est si épaisse que l'on casse les vitres pour faire entrer un peu d'air. Quelques minutes auparavant, Christophe Khider a glissé à «Top», Omar Top El Hadj, 29 ans, braqueur de bijouteries à la voiture-bélier et condamné à dix ans de réclusion après une fusillade avec des policiers : «Je me casse. Tu veux être de la partie ?» Top n'a pas eu le temps d'hésiter. Au tout dernier moment, il a pris la place d'un copain de Khider - Eugène B. - qui a choisi de rester en promenade, parce que, tout bien réfléchi, il préférait «sa femme à la cavale», fût-ce pour des étreintes fugitives au parloir. Il y a des tirs et de l'affolement : les détonateurs marchent mal. Christophe Khider veut-il brouiller les pistes ? Protéger Sylvie ? Les témoins l'entendent distinctement dire aux gardiens : «Putain, il nous a niqués, le surveillant ! Les mèches sont humides. C'est votre collègue qui nous a filé le matos pour 25000 euros !»

COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 28 MAI

Par Catherine, 03 juin 2009, Réunions et comptes rendu

La réunion a porté sur l’organisation de la mobilisation d’octobre. Cette mobilisation devrait porter sur plusieurs jours avec les deux derniers jours à Paris Les week-ends précédents, il faut que les intervenants se répartissent les parloirs de prison pour faire connaître auprès des familles le week end de la mobilisation.

Il faudra déclarer la manifestation à la Préfecture et donc définir exactement les lieux, le parcours et les horaires.

Journée du samedi : A partir de 10 heures (horaire à confirmer), organiser des ateliers de discussion : « conférences » : information, tables rondes : il faut déterminer les thèmes que nous souhaitons voir aborder, les animateurs, la durée Lieux : le CICP, ou la Clé dans le 5ème, ou la Parole Errante à la Croix de Chauveau. Vers 17 heures, séance plénière avec les rapporteurs de chaque atelier pour proposer des rapports de chaque travaux et envisager la publication de ces travaux après une discussion et une approbation générale. Concert le soir

Logistique : organisation d’un buffet le midi ? Boissons ? et le soir avant le concert

Journée du dimanche : Manifestation dont le parcours reste à prévoir et qui s’achèverait devant la maison d’arrêt de la Santé avec un concert sur place.

Début septembre 2009, envisager un week-end de travail pour parler la mobilisation avec les intervenants en province. En effet, des contacts à Montpellier, Marseille, Toulouse, Tourcoing, Saint Etienne, Nantes sont intéressés ou peuvent l’être.

Donc en fait, deux concerts devraient être organisés. Il a été envisagé 4 groupes par soir et 45 minutes par groupe. Trouver un plateau pour les concerts et prévoir les sonos.

Discussions sur les slogans qui avaient été proposés par Catherine. Deux ont été particulièrement retenus : le numéro 1 et le numéro 4 « la peine de mort ne laisse aucune chance ; la perpétuité non plus » « pas d’horizon et pas d’espoir = la prison à perte de vie » d’autres slogans ont été également retenus pour des tee-shirts.

Il a été convenu une prochaine réunion le 18 juin : « l’appel du 18 juin » pour faire connaître cette mobilisation auprès d’autres personnes et associations. Reprendre le texte de Nicole, avec les modifications proposées lors de la réunion et le faire circuler à tous nos contacts. Leur demander de le signer, mais ne pas accepter qu’il soit modifié : Il faudra que les personnes signataires le signe dans l’état où il leur sera communiqué par l’ARPPI.

Il a été débattu de la nécessité de lancer cet appel à des personnalités politiques. Tout le monde semble d’accord, après le débat, pour dire que les personnes politiques peuvent le signer, en leur nom propre, sans aucune récupération politique.

La dernière question, toujours en suspens puisqu’elle a fait l’objet de nombreuses discussions : faut il l’envoyer à Robert Badinter ? Le 2 juin, Catherine et Iris vont mettre en forme le texte utilisé pour l’appel. Il faudra par la suite le diffuser.

Il va falloir faire une liste média. Mais ne pas prévenir les médias pour le 18 juin. Ils ne sont intéressés que par la manifestation finale. A l’exception de Guillaume et Mohamed, qui pourront être présents pour filmer la réunion du 18 juin.

A l’occasion de la prochaine réunion du 18 juin pour continuer à préparer cette mobilisation, il sera discuté de : - listing des contacts en Province - listing des musiques et groupes à contacter - listing des médias - tracts, affiches, tee-shirts, flyers, badges… - budget - liste des films à diffuser : un film sur Moulins diffusé à Grenoble, sur Arte en 2001, film sur Saint Maur - témoignages des familles à récupérer. L’envolée a retrouvé de nombreux témoignages de personnes détenues sur l’isolement, longues peines et doit préparer une brochure. L’ARPPI devrait récupérer des témoignages des familles sur ces questions. - Dates de réunion à venir pour finaliser cette organisation

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