Par Catherine, 29 octobre 2009, Archives mobilisation
Dans le cadre de la semaine hexagonale de mobilisation sur les longues peines (30 octobre – 8 novembre)
Vendredi 30 octobre
19h
Equitable Café
56 cours Julien – Marseille 6ème
Débat :
« Prison : Les longues peines, nouvelle forme de peine de mort »
Avec Catherine Charles,
présidente de l’Association pour le respect des proches des personnes incarcérées (ARPPI)
Et Hafed Benotman,
ex-détenu, écrivain et co-fondateur du journal anti-carcéral « l’Envolée »
Par Catherine, 28 octobre 2009, Archives mobilisation
JEUDI 5 NOVEMBRE
DÉBAT : PRISON, LA SORTIE IMPOSSIBLE Cafétéria de l’UT1, rue des Puits creusés de 12 h à 14 heures Exposition : le vaisseau pénitentiaire
VENDREDI 6 NOVEMBRE
APÉRO-SOUPE-PROJECTION-DÉBAT : PEINES ÉLIMINATRICES ET ISOLEMENT À la Chapelle, rue Danielle Casanova à partir de 18 h Exposition : le vaisseau pénitentiaire
JEUDI 12 NOVEMBRE
DÉBAT POUR LA SORTIE DU LIVRE « PEINES ÉLIMINATRICES ET ISOLEMENT CARCÉRAL » AVEC LE JOURNAL L’ENVOLÉE À la librairie Terra Nova, rue Léon Gambetta à 19 h
SAMEDI 21 NOVEMBRE
DÉAMBULATION DANS LA VILLE Rendez-vous à 14 h devant la prison Saint-Michel RASSEMBLEMENT-CONCERT À la prison de Muret, à 17 h 30
AU MOIS DE DÉCEMBRE, PROJECTION DU FILM « LES PRISONS, AUSSI » D’HÉLÈNE CHATELAIN (1974) AU CINÉMA LE CRATÈRE (SAINT-MICHEL)
Par Catherine, 25 octobre 2009, Réunions et comptes rendu
à 20 heures au Cicp, 21, ter rue Voltaire, métro rue des Boulets, 75011 Paris.
Par Catherine, 25 octobre 2009, URGENT!!!
Par Catherine, 23 octobre 2009, Les rendez-vous à ne pas manquer!
Projection et débat sur les longues peines, l'isolement carcéral à l'occasion de la sortie du n°26 de l'Envolée
Le Salon
7 place Sorbier – 20ème
à partir de 20 heures
Par Catherine, 20 octobre 2009, Archives mobilisation
LA PRISON TUE!
La prison, le quart monde carcéral, les hommes, femmes et enfants incarcérés ne sont pas des sujets de société porteurs. De Gaulle l’a bien résumé en désignant le petit peuple écroué com...me étant "les poubelles de la France."
Par Catherine, 19 octobre 2009, Videos
Par Catherine, 15 octobre 2009, Videos
Attention ! La vidéo dont j'ai mis le lien ci dessous peut choquer les âmes sensibles car elle a été tournée à la morgue où Zamani Derni a été conduit après avoir été retrouvé "pendu" dans une cellule du mitard 15 jours avant sa sortie.
Par Catherine, 12 octobre 2009, Réinsertion
Madame Charles-Catherine
1, allée des Erables
94410 Saint Maurice
Tel: 06 30 17 00 70
Courriel : arppi@live.fr
Madame Alliot Marie
Ministre de la Justice
13, place Vendôme
75042 Paris cedex 01
Objet : réinsertion de Cyril Khider
Saint Maurice le 11/ 10/ 2009
Madame la ministre,
Je m'appelle Claude Charles Catherine, je suis présidente de l'arrpi, association pour le respect de proches de personnes incarcérées, et mère de famille. A savoir, la maman de deux garçons prisonniers, dont l'un est sorti en liberté conditionnelle le 17 août dernier.
Je suis dans l'incompréhension la plus totale et dans une peur terrible du suicide et de la course en avant au regard de ce qui se passe pour mon enfant dans le cadre de sa réinsertion. Il n'y a nul chantage ou menace dans mes propos, juste la peur justifiée d'une maman.
Madame la ministre, je vous prie d'éclairer mon incompréhension car vous avez autour de vous des professionnels qui savent penser les situations et réfléchir aux solutions.
Après six longues années d'instruction mon fils, Cyril Khider, a été condamné, en mai 2007, à une peine de 10 ans d'emprisonnement par la Cour d'assise de Créteil, pour avoir tenté en 2001, d'une manière suicidaire, de délivrer son frère aîné des prisons de Fresnes. Cet acte d'amour fraternel lourdement condamné a été effectué dans sa quasi totalité : 8 ans sur 10 ans dans des conditions épouvantables. Cyril aurait pu sortir en fin de peine, juste avec le jeu des remises de peines coutumières, malheureusement; son affaire judiciaire et son histoire humaine ont été confondues et amalgamées d'une si terrible façon par l'administration pénitentiaire, que la Cour Européenne des Droits de l'Homme à condamné la France, mon pays, pour traitements inhumains et dégradants. ( arrêt de la CEDH du 9 juillet 2009 – n° - 3936405 ) .
Avant sa libération de la prison de Liancourt, où Cyril finissait de purger sa peine, son épouse et sa fille sont parties s'installer dans un petit village près de Toulouse où le père de Cyril et ses deux frères sont implantés depuis longtemps déjà . Sara, ma petite fille, y est actuellement scolarisée dans un établissement privé.
Il rencontre une psychologue tous les 15 jours, qui a fixé leur prochain rendez vous au 17 de ce mois d'octobre 2009. Par ailleurs, l'association du village où il réside a proposé une prise en charge financière pour une thérapie familiale de plusieurs séances, avec cette même psychologue, en vue d'une reconstruction de vie collégiale.
Aujourd'hui, après moins de deux mois de liberté sous contraintes, mon enfant a répondu à toutes les obligations inhérentes à sa libération conditionnelle: convocations chez le juge, justification d'un travail, échanges réguliers avec un psychologue, etc. Un malentendu s'est produit quant à sa position géographique, bien que comme l'exige la loi, il ait avisé le juge de son désir de quitter l'environnement parisien pour se donner toutes les chances de repartir ailleurs avec son épouse et d'y construire leur fille. C'est tout.
Madame la Ministre, les spécialistes qui vous entourent vous le diront bien mieux que moi: Il n'y a pas de réinsertion sociale sans fondations solides, sans liens affectifs structurants pour créer une réinsertion effective.
Mon fils s'est battu pour réussir à jeter les bases nouvelles de son futur et de l'avenir de sa famille en essayant de palier au traumatismes subis par sa fille, allant du mutisme à une anorexie grave, liés à l'incarcération de son père et en particulier aux conditions dans lesquelles celle ci s'est effectuée. Au moment où cette enfant commence à reprendre pied, nous sommes dans l'impuissance verbale pour lui expliquer ce qui arrive à son papa. A savoir : le risque avéré d'un retour en prison. Pourquoi ? Du simple fait que monsieur Quignault J.A.P n'a pas saisi l'importance du travail effectué par mon fils, sur lui même ainsi que le terrain social de sa vie.
ï€ Mon garçon a crée deux PME en Sarl ( n° - de siret - 51524346700013 – 51487015300012 ) dans le cadre de son projet de vie, ceci dans un laps de temps très court, afin de ne pas donner prise à la moindre petite parcelle d'oisiveté. ï€ Il a renoué les liens familiaux avec son père domicilié à Rabastens village où il demeure. ï€ Quitté son ancien quartier parisien du 20ème arrondissement. ï€ Entrepris une thérapie constructive avec l'aide d'un psychologue. ï€ Mis sur pied de beaux projets de vie.
Pourtant, hier 9 octobre, l'avocate m'a appelée pour me faire part de la décision du tribunal administratif qui a révoqué la libération conditionnelle de Cyril sans autre motif valable, sans motivation, outre ce problème administratif de déplacement géographique qui n'a rien de judiciaire puisque les obligations, inhérentes à la libération conditionnelle ont été respectées à la lettre. Nous avons évidemment fait appel de cette injuste décision.
Pourquoi cet acharnement contre mon enfant ?
Aussi, madame la ministre de la justice, je vous demande de répondre à ces questions qui nous plongent, vous le comprendrez aisément, dans la peur et l'incompréhension la plus totale au regard de ce dossier qu'il suffirait de transférer d'une région à une autre, soit de Paris à Toulouse où mon fils a reconstruit sa vie. Le fait de détruire, pour une raison administrative, son projet de vie donc, son existence, en le faisant retourner en prison est une violence terrible pour toute notre famille car elle est sans objet : il n'a rompu aucune des règles liées aux obligations de sa conditionnelle. Aucune.
A quoi bon réincarcérer un homme jusqu'au mois de juin prochain, alors qu'il n'a rien fait de répréhensible et qu'en l'état, avec un suivi, vous l'aidez à asseoir une réinsertion vouée à la réussite ? Le remettre en prison, serait créer du ressentiment et le perdre définitivement de vue après juin 2010.
Madame la Ministre, je ne puis obliger mon garçon à retourner vers l'enfer d'où il vient de sortir, dans lequel une poignée d'hommes qui, bien que non majoritaires au sein de l'administration pénitentiaire, l'attendent déjà . Eux, qui ont fait condamner notre pays par la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour traitements inhumains et dégradants.
Je vous remercie, d'ores et déjà , pour l'attention que vous porterez à ce dossier dont la notion d'urgence ne saurait vous échapper, et vous prie, d'agréer, Madame la Ministre, l'expression de mes salutations distinguées.
Madame Charles – Catherine Claude
Pour copie à Messieurs, Mesdames :
Delphine Boesel avocate
Nicolas Sarkosy Président de la République
Alima Boumédienne Thiery sénatrice du parti des verts
Quignault juge d'application des peines en charge du dossier
Par Catherine, 12 octobre 2009, URGENT!!!
Bonjour,
voici, par le biais de ces deux vidéos, tournées "à l'arrache" ce week end ainsi que par celui d'une lettre, en direction de la ministre de la justice, que je vous mets en pièce jointe, la réalité de ce qu'est la valeur accordée à la réinsertion pour un garçon qui remplit toutes les obligations inhérentes à sa libération conditionnelle et sur lesquel l'institution de la justice s'archarne sans relache depuis trop longtemps déjà .
Peut être, entre autre, parce qu'il a fait condamner la France par la Cour Européenne des Droits de l'homme pour traitements inhumains et dégradants il y a trois mois, ainsi que l'administration pénitentiaire pour allégations mensongères ayant permis de le garder cinq ans à l'isolement dans des conditions effroyables ?
Lors de la révocation de sa libération conditionnelle le 9 octobre dernier, après un délibéré de plusieurs jours et après que le procureur ait assuré, en première instance, qu'il ne s'opposait absolument pas au déplacement géographique de Cyril qui ne désire au fond, que sauver sa vie, aucune motivation précise n'a été donnée lors de cette audience mascarade qui s'est tenue à la 12 ème chambre du TGI de Paris et dans laquelle le tristement célèbre juge Burgaud était le procureur.
Nous avons évidemment fait appel mais celui ci non suspensif peut voir Cyril ramené en prison.
Moralité : Outreau ou pas assez de morts en détention ?
Cette lettre n'est pas définitive puisque nous attendons la notification qui doit être adressée à l'avocat pour expliquer la révocation de liberté conditionnelle dont mon fils, Cyril, fait les frais alors qu'aucun motif valable n'a été avancé ni verbalisé lors de l'audience et qu'il n'a rompu aucune des obligations demandées. Au contraire, il semblerait que ce qui gène l'institution de la justice c'est qu'il ait réussi en peu de temps à mettre en place un vrai projet de vie.
Merci de diffuser le tout parce que cette réalité s'applique aujourd'hui à de nombreuses personnes que l'on pousse ou au suicide ou à la folie.
Catherine
Par Catherine, 02 octobre 2009, Cour européenne
Actualité Juridique Pénal 2009 p. 372 Transfèrements, isolement et fouilles corporelles des détenus : la France triplement condamnée Arrêt rendu par Cour européenne des droits de l'homme 9 juillet 2009 n° 3936405 Sommaire : M. Cyril K., condamné à dix ans d'emprisonnement pour avoir tenté de faire évader son frère en 2001, est classé détenu particulièrement signalé (DPS) dès son incarcération. De ce fait, ainsi qu'en raison de la tentative d'évasion, il fera entre 2001 et 2008, l'objet de quatorze transfèrements dans le cadre de la méthode dite des « rotations de sécurité » et passera l'essentiel de son temps en isolement. Il fera par ailleurs l'objet de fouilles corporelles intégrales particulièrement fréquentes et d'une fouille intégrale forcée en juin 2004. Plusieurs recours internes contre ces divers actes seront rejetés par les juridictions internes (à l'exception d'une annulation par le tribunal administratif de Paris, de l'un des renouvellements de son placement en isolement). Aussi Monsieur K. saisit-il in fine la Cour européenne des droits de l'homme d'un recours où il invoque la violation des articles 3, 8 et 13 de la Convention européenne des droits de l'homme. (1)