Aidez nous à sortir Kaoutar d'une terrible machination...
Par Catherine, 19 juillet 2010, URGENT!!!

Voici l'histoire d'une jeune femme incarcérée à la prison de Versailles et les traitements qu'on lui a infligé pour la faire plier parce qu'elle dénonçait les injustices qu'elle ne supportait pas intra-muros.
Une lente mais sure destruction de l'être humain. Kaoutar était normale il y a une dizaine de jours encore, elle écrivait à nos radios et des amis la visitait au parloir. Continuerons nous à nous faire complice d'un système qui tue les gens qui tentent d'y résister en dénonçant l'arbitraire que vivent leurs frères humains ?
Voici la lettre de sa famille rédigée avec l'aide de l'Envolée et les deux lettres que l'ARPPI a adressé au psychiatre qui a actuellement la charge de Kaoutar et au directeur de Versailles sous forme de questions ?
Je vous espère nombreux (ses) pour soutenir cette jeune femme et surout lui sauver la vie. Et qui sauve une vie humaine, sauve l'humanité entière c'est bien connu...
Soumaya Chtourou
14, rue Anatole-France
92110 Clichy
email: soumaya_hfr@hotmail.com
A l’attention du responsable du service psychiatrique de l’hôpital Paul-Guiraud
Kaoutar Chtourou a été incarcérée pendant environ deux années à la maison d’arrêt des femmes de Versailles; d’abord en détention provisoire, puis comme condamnée après son procès devant la cour d’assises d’Evry en mars 2010.
Après sa condamnation définitive à dix années de prison, elle a demandé à pouvoir être transférée dans un établissement pour peine (centrale ou centre de détention), afin de pouvoir bénéficier d’un encellulement individuel (ce qui est prescrit par le Code de procédure pénal) et de pouvoir à la fois purger la fin de sa peine et préparer sa sortie. La direction de Versailles lui répondait alors que son dossier de transfert avait été déposé et qu’elle devait juste attendre qu’un transfert permette de regrouper plusieurs départs de femmes condamnées, certainement pour la centrale de femmes de Rennes.
Kaoutar Chtourou a quasiment toujours travaillé en détention: pour subvenir à ses besoins et pour pouvoir payer ses parties civiles. Après son procès, en attendant son transfert, elle a demandé à pouvoir être seule en cellule; comme un centre d’appels téléphoniques était en train d’être installé à la MAF et comme le directeur savait que Kaoutar avait une expérience professionnelle solide dans ce secteur - elle avait travaillé plus de dix ans chez SFR avant son incarcération - il lui a demandé de venir travailler dans ce nouveau centre, quasiment pilote ( Mme Alliot Marie est venue l’inaugurer…) en lui faisant comprendre qu’elle pourrait ainsi plus facilement bénéficier d’une cellule individuelle. Kaoutar n’était pas opposée au fait de travailler en attendant son transfert mais après plusieurs jours de travail, elle a noté trop de dysfonctionnements dans ce travail et a préféré y mettre un terme. D’autre part, elle a tenu à informer M. Delarue, médiateur de la République de problèmes graves qu’elle avait rencontrés à la maison d’arrêt de Versailles : elle y dénonçait surtout une fonctionnement très arbitraire fondé sur de multiples traitements de faveur. M. Delarue lui avait répondu en lui annonçant sa visite.
Après avoir quitté le centre d’appels, Kaoutar est allée en consultation chez la psychiatre qui lui a immédiatement fait un arrêt de travail de plusieurs jours et qui lui a recommandé le calme. En regagnant sa cellule, Kaoutar a découvert que la direction y avait placé une autre prisonnière: elle a refusé d’y entrer et a dit qu’elle préférait être placée au quartier disciplinaire (QD) en rappelant qu’elle avait besoin de ce «calme». Le directeur et trois surveillants gradés (dont une femme) ont essayé alors de l’obliger à rentrer dans la cellule par la force en la soulevant de terre et en essayant de la jeter à l’intérieur. Kaoutar a résisté, s’est débattue et, pour exprimer sa colère, a lancé quelques insultes au directeur, le traitant surtout de «menteur» et de «magouilleur». Elle a du coup été placée au QD. Deux jours plus tard, un lundi, la psychiatre, apprenant cela, a indiqué au directeur que l’état de Kaoutar était incompatible avec le QD, et qu’elle avait besoin d’être seule. Kaoutar a finalement été placée dans une cellule de six personnes où il y avait deux filles…
Lorsque Kaoutar est sortie pour aller en promenade, elle a été prise dans un traquenard: plusieurs prisonnières travaillant au service général l’attendaient dans un escalier pour la passer à tabac. Elle a été ainsi copieusement frappée à terre, à coups de pied dans le visage alors qu’elle venait d’être opérée de la mâchoire et que cela se savait. Elle a dû aller à l’hôpital où lui ont été prescrits plusieurs jours d’ITT.
Nous tenons à préciser que pendant tous ces événements, plusieurs personnes de sa famille et quelques proches rendaient visite au parloir à Kaoutar et qu’à aucun moment elle ne perdait sa conscience: on ressentait surtout une grande colère et une lassitude d’attendre toujours ce transfert promis.
Elle a finalement été transférée à la MAF de Fresnes le jeudi 8 juillet en fin d’après-midi. Sa famille et ses proches ont appelé plusieurs fois pour prendre de ses nouvelles, on leur répondait que tout allait bien. Le samedi 10 juillet, sa sœur aînée et un de ses amis sont allés au parloir: avant qu’ils entrent, un gradé les a prévenus qu’ils risquaient d’être choqués, que Kaoutar n’avait pas toute sa raison, qu’ils avaient été «obligés de la mettre à l’isolement par crainte d’une tentative de suicide», et qu’ils avaient demandé un placement en hôpital psychiatrique. Effectivement les deux visiteurs ont été très choqués de retrouver Kaoutar dans un état qui n’avait rien à voir avec celui qu’elle avait seulement quelques jours auparavant. Le gradé en poste ce jour, à une de leurs questions, affirmait qu’elle était arrivée de Versailles dans cet état.
Le lundi suivant, le même ami et une autre personne sont retournés au parloir: Kaoutar paraissait aller un peu mieux, elle était moins absente, moins incohérente. Le mardi matin elle était transférée à l’hôpital psychiatrique Paul-Guiraud à Villejuif. Et de là , plus de nouvelles directes, aucun psychiatre ne répond à la famille, les infirmières essayant de faire le relais tout en avouant leur impuissance à dire vraiment ce qui arrive à Kaoutar: quels médicaments lui donne-t-on, à quel régime est-elle soumise… Bref, nous sommes plongés dans une grande inquiétude, d’autant plus que nous savons désormais que tout est le fruit d’une sorte d’acharnement qu’elle a subi à Versailles. Kaoutar nous avait dit, sans que nous y prêtions attention à ce moment-là , qu’à sa sortie du QD ordonnée par la psychiatre, le directeur lui avait lancé «vous voulez jouer avec la psychiatrie, vous allez voir». De plus, la directrice de la MAF de Fresnes a indiqué à la sœur aînée de Kaoutar qu’en fait son dossier pénitentiaire ne mentionnait aucune demande de transfert ni pour Rennes ni pour ailleurs: le directeur avait aussi fabriqué ce mensonge peut-être dans l’espoir qu’il réussirait à convaincre Kaoutar de continuer à travailler dans ce centre d’appels … jusqu’à la fin de sa peine.
Depuis presque une semaine, la famille ne parvient pas à avoir réellement des nouvelles de Kaoutar: malgré des appels téléphoniques incessants demandant de pouvoir s’entretenir avec le médecin psychiatre traitant de l’hôpital Paul-Guiraud, il est toujours répondu que celui-ci n’est pas encore arrivé, ou qu’il est indisponible ou qu’il est déjà parti… Les parloirs avec la famille sont refusés sans aucune explication autre que le refus du psychiatre et sans jamais pouvoir dire combien de temps cela va-t-il durer. Bien au contraire, à part les «elle va bien» quasi automatiques, les quelques nouvelles sont plus qu’alarmantes. Lorsque sa sœur aînée a demandé à lui parler au téléphone, il lui a été répondu que Kaoutar en était privée par mesure disciplinaire, elle aurait «agressé une infirmière». Nous connaissons Kaoutar, elle a dû demander à pouvoir sortir de sa «chambre» où elle reste enfermée 24h/24 et e mettre en colère devant un refus non justifié. C’est un cercle vicieux: plus Kaoutar sera enfermée, moins elle en comprendra les raisons et plus elle s’y opposera: on connaît la suite et le rôle des médicaments administrés pour «calmer» toute véhémence. Jusqu’à quelle limite?...
L’urgence est que Kaoutar sorte de l’hôpital psychiatrique au plus vite, avant que les médicaments l’empêchent de retrouver consciemment ce calme dont elle a besoin.
La famille et les proches sont très inquiets: il est hors de question que Kaoutar vienne s’ajouter à la longue liste de «suicides»: aidés de l’avocate de Kaoutar, ils feront tout ce qu’il est possible pour sortir de cet engrenage quasi meurtrier.
Pour la famille et les proches de Kaoutar Chtourou,
Soumaya Chtourou.
Courrier adressé en copie à : Mme Alliot Marie, garde des Sceaux; Jean-Amédée Lathoud, directeur de l’administration pénitentiaire; M; le directeur de la MAF de Versailles; Mme le médecin psychiatre de la MAF de Versailles; Mme la directrice de la MAF de Fresnes; M. Jean-Marie Delarue, médiateur de la République; Mme Alima Boumediene-Thiery, sénatrice; Mme Florence Aubenas, présidente de l’Observatoire international des prisons; Mme Catherine Charles, présidente de l’Association pour le Respect des Proches des Personnes Incarcérées (ARPPI), M. Walter, président de l’Action des chrétiens pour l’abolition des tortures; Mme Karine Bernes, présidente de Faites la lumière en détention (FLD); l’Envolée; Ban public.
Melle Charles-Catherine Claude Monsieur le Directeur de la MAF de
Présidente de l’Arppi Versailles
1, allée des Erables 28, avenue de Paris
94410 Saint-Maurice 78000 Versailles
Tel: 01 56 29 22 09
06 66 95 09 89
Courriel: arppi@live.fr
Site: www.arppi.info
Objet: questions (3 pages)
Saint-Maurice le 18 Juillet 2010
Monsieur le Directeur,
Suite à l’appel désespéré de Mademoiselle Soumaya Chtourou, quant à la situation de sa sœur Kaoutar, actuellement placée en psychiatrie après différentes altercations avec vous et vos surveillant(e)s, décrite dans la lettre jointe à la présente, l’ARPPI (association pour le Respect des Proches de Personnes Incarcérées), dont je suis la présidente, vient vous poser quelques questions quant aux traitements inacceptables que vous avez employé pour faire plier cette jeune femme qui dénonçait les injustices dont elle était témoin intra-muros.
- Comment se fait- il que Kaoutar Chtourou une fois condamnée, n’ait pas bénéficié d’un encellulement individuel comme le stipule les textes de loi sur le sujet?
- Comment se fait-il, alors qu’elle contestait cet état de fait et qu’elle refusait de regagner sa cellule pour souligner l’arbitraire de la situation, vous ayez employé la force avec un placement au quartier disciplinaire à la clé?
- Comment se fait-il que des proches qui l’ont visité deux jours après son placement au quartier disciplinaire ont constaté qu’elle avait des bleus sur les bras témoignant de la violence de l’échauffourée.
- Comment se fait-il que lorsque Kaoutar était au quartier disciplinaire et alors que la psychiatre, en poste dans votre établissement, décrétait que cette mesure était incompatible avec son état psychologique du moment, (largement justifié au regard de ce que vous veniez de lui faire vivre), vous auriez eu cette phrase qu’elle nous a restitué au parloir: «Ah! Vous voulez jouer avec la psychiatrie? Alors on va jouer! »Petite phrase assassine et ô combien prémonitoire lorsqu’on connaît la suite des évènements.
Aujourd’hui, Kaoutar, se voit placée d’office à l’hôpital Paul-Guiraud de Villejuif en psychiatrie, soit une huitaine de jours après votre menace que vous avez mise, semble t’il, à exécution.
- Comment se fait-il alors qu’elle sortait de l’hôpital, où on venait de lui poser des implants dentaires et alors qu’elle se rendait en promenade, qu'elle soit tombée dans une embuscade au cours de laquelle elle s’est faite massacrer par des co-détenues?
Je peux aisément supposer, au regard des pratiques carcérales que j’ai largement analysé au cours de ces dernières années qui ont vu mes deux fils incarcérés, l’un depuis quinze ans et l’autre sorti l’année dernière au bout de huit longues années après avoir fait condamner la France pour traitements inhumains et dégradants, que ces représailles semblent télécommandées par une autorité de l’ombre. Reste à savoir laquelle…
Il va sans dire que nous allons soutenir la famille pour qu’elle porte plainte, non pas contre les détenues, ce qui serait contraire à l’éthique de l’arppi, des proches et des amis qui la soutiennent, mais contre l’administration pénitentiaire pour non-assistance à personne en danger et mise en danger de la vie d’autrui.
- Comment se fait-il que Madame Ben Jelloul (désolée d’écorcher son nom), directrice de la Maison d’arrêt des femmes de Fresnes, nous dise qu’elle n’a trouvé aucune allusion à un quelconque transfert vers un autre établissement pénitentiaire dans le dossier de Kaoutar alors que celle ci le réclamait depuis fin mars 2010 à l’issue de son procès?
- Comment se fait-il que vous lui ayez fait croire que celui-ci était à l’ordre du jour? Et surtout dans quel but?
- Comment se fait –il que Kaoutar ait perdu la raison sous l’effet des médicaments délétères qui lui ont été administré à Versailles, il y a huit jours, et que personne ne s'en inquiète ? D’après les différents interlocuteurs, que nous avons eu au téléphone ou vu en nous rendant au parloir, pratiquement tous étaient choqué par l’état de la jeune femme lorsqu’elle est arrivée en transit à Fresnes.
Autant de questions auxquelles il vous faudra répondre, Monsieur le Directeur, s’il arrivait quelque chose d’irréversible à Kaoutar Chtourou. D'ailleurs, même si elle s’en sort, j’espère que vous y répondrez quand même, ne serait-ce que par respect pour sa famille, pour la vie humaine et la dignité des personnes dont vous avez la responsabilité en général.
Dans l’espoir de recevoir une réponse prompte et claire à ce courrier, je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de mes salutations.
Mademoiselle Claude Charles-Catherine présidente de l’arppi.
Pour copie:
Madame Alliot-Marie Garde des sceaux
Jean Amédée Lathoud, directeur de l’administration pénitentiaire
Madame Ben Jelloul directrice de la maison d’arrêt des femmes de la prison de Fresnes.
Monsieur Jean Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation de liberté
Madame le médecin psychiatre, de la Maison d’arrêt des femmes de Versailles
Monsieur le médecin psychiatre responsable des admissions pavillon 20 hôpital de Villejuif
Madame Alima Boumédiene-Thiery, sénatrice des verts
Madame Florence Aubenas, présidente de l’observatoire international des prisons
Monsieur Walter, président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture
Madame Karine Bergnes, présidente de la FLD (faites la lumière en détention)
L’Envolée radio et journal
Ras-les-Murs émission de radio
Ban Public portail d’information.
Melle Charles-Catherine Claude Monsieur le Médecin psychiatre
Présidente de l’Arppi Service admission pavillon 20
1, allée des Erables 54, avenue de la République
94410 Saint-Maurice 94800 Villejuif
Tel: 01 56 29 22 09
06 66 95 09 89
Courriel: arppi@live.fr
Site: www.arppi.info
(objet: Kaoutar Chtourou 2 pages)
Saint-Maurice le 18 juillet 2010
Monsieur le médecin psychiatre,
Veuillez trouver ci-joint les différents courriers envoyés aux autorités responsables de la mise en danger de mademoiselle Chtourou Kaoutar actuellement «détenue» sous votre responsabilité à l'hôpital Paul Guiraud de Villejuif.
Vous constaterez, en lisant ces différents courriers, que personne n'est dupe de ce qui s'est passé depuis son transfert de la prison de Versailles jusqu'à aujourd'hui et que nous, ARPPI (Association pour le Respect des Proches Incarcérées ), famille, amis, associations et autres collectifs, avons décidé de dénoncer et de porter sur le devant de la scène médiatique par tous les biais possibles, internet et nos réseaux compris.
Nous ne pouvons laisser se pérenniser ces pratiques psychiatriques dignes d'un autre siècle qui ne reposent sur aucune base scientifique.
Mademoiselle Chtourou Kaoutar était tout à fait normale il y a une dizaine de jours, puisqu'elle nous écrivait et que nous la rencontrions avec sa famille à l'occasion de visites au parloir. Son seul «défaut» était de pointer les injustices dont elle était témoin intra- muros à la prison de Versailles.
Mérite t-elle pour autant d'être lobotomisée ou retenue de force sous l'emprise d'une camisole chimique?
Nous ne laisserons pas faire, et nous viendrons manifester devant l'hôpital si la situation de cette jeune femme ne trouve pas d'issue favorable à sa survie.
Je vous conseille d'aller jeter un oeil sur notre site (www.arppi.info) et de chercher les vidéos sur la mobilisation que nous avons organisée l'année dernière avec des collectifs concernés de près par l'histoire de Kaoutar Chtourou pour vous rendre compte des combats que nous sommes à même de mener.
Monsieur, nous connaissons vos méthodes pour y avoir été confrontés. Nous ne laisserons pas faire.
En espérant trouver une rapide solution, en vue de résoudre cette histoire incroyable, je vous prie, d'agréer, Monsieur le médecin psychiatre, l'expression de mes salutations.
Claude Charles-Catherine présidente de l'ARPPI
Pour copie:
Madame Alliot-Marie Garde des sceaux
Jean Amédée Lathoud, directeur de l’administration pénitentiaire
Madame Ben Jelloul directrice de la maison d’arrêt des femmes de la prison de Fresnes.
Monsieur Jean Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation de liberté
Madame le médecin psychiatre, Maison d’arrêt des femmes de Versailles
Monsieur le médecin psychiatre responsable des admissions pavillon 20 hôpital de Villejuif
Madame Alima Boumédiene-Thiery, sénatrice des verts
Madame Florence Aubenas, présidente de l’observatoire international des prisons
Monsieur Walter, président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture
Madame Karine Bergnes, présidente de la FLD (faites la lumière en détention)
L’Envolée radio et journal
Ras-les-Murs émission de radio



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