Des nouvelles de Kaoutar

Par Catherine, 14 août 2010, URGENT!!!

Kaoutar est sortie de l'hôpital psychiatrique six jours après notre intervention, ce qui prouve que l'action menée collégialement avec la famille, les proches et autres collectifs est efficace dans des situations d'extrême urgence.



Kaoutar est à Fresnes en détention normale où elle tente de récupérer ses forces après cette épreuve qui l'a laissée sur le flanc suite aux injections mpédicamenteuses délétères qui lui ont été administré.



bises

Aidez nous à sortir Kaoutar d'une terrible machination...

Par Catherine, 19 juillet 2010, URGENT!!!



Voici l'histoire d'une jeune femme incarcérée à la prison de Versailles et les traitements qu'on lui a infligé pour la faire plier parce qu'elle dénonçait les injustices qu'elle ne supportait pas intra-muros.

Une lente mais sure destruction de l'être humain. Kaoutar était normale il y a une dizaine de jours encore, elle écrivait à nos radios et des amis la visitait au parloir. Continuerons nous à nous faire complice d'un système qui tue les gens qui tentent d'y résister en dénonçant l'arbitraire que vivent leurs frères humains ?

Voici la lettre de sa famille rédigée avec l'aide de l'Envolée et les deux lettres que l'ARPPI a adressé au psychiatre qui a actuellement la charge de Kaoutar et au directeur de Versailles sous forme de questions ?

Je vous espère nombreux (ses) pour soutenir cette jeune femme et surout lui sauver la vie. Et qui sauve une vie humaine, sauve l'humanité entière c'est bien connu...

Soumaya Chtourou

14, rue Anatole-France

92110 Clichy

email: soumaya_hfr@hotmail.com

A l’attention du responsable du service psychiatrique de l’hôpital Paul-Guiraud

Kaoutar Chtourou a été incarcérée pendant environ deux années à la maison d’arrêt des femmes de Versailles; d’abord en détention provisoire, puis comme condamnée après son procès devant la cour d’assises d’Evry en mars 2010.

Après sa condamnation définitive à dix années de prison, elle a demandé à pouvoir être transférée dans un établissement pour peine (centrale ou centre de détention), afin de pouvoir bénéficier d’un encellulement individuel (ce qui est prescrit par le Code de procédure pénal) et de pouvoir à la fois purger la fin de sa peine et préparer sa sortie. La direction de Versailles lui répondait alors que son dossier de transfert avait été déposé et qu’elle devait juste attendre qu’un transfert permette de regrouper plusieurs départs de femmes condamnées, certainement pour la centrale de femmes de Rennes.

Kaoutar Chtourou a quasiment toujours travaillé en détention: pour subvenir à ses besoins et pour pouvoir payer ses parties civiles. Après son procès, en attendant son transfert, elle a demandé à pouvoir être seule en cellule; comme un centre d’appels téléphoniques était en train d’être installé à la MAF et comme le directeur savait que Kaoutar avait une expérience professionnelle solide dans ce secteur - elle avait travaillé plus de dix ans chez SFR avant son incarcération - il lui a demandé de venir travailler dans ce nouveau centre, quasiment pilote ( Mme Alliot Marie est venue l’inaugurer…) en lui faisant comprendre qu’elle pourrait ainsi plus facilement bénéficier d’une cellule individuelle. Kaoutar n’était pas opposée au fait de travailler en attendant son transfert mais après plusieurs jours de travail, elle a noté trop de dysfonctionnements dans ce travail et a préféré y mettre un terme. D’autre part, elle a tenu à informer M. Delarue, médiateur de la République de problèmes graves qu’elle avait rencontrés à la maison d’arrêt de Versailles : elle y dénonçait surtout une fonctionnement très arbitraire fondé sur de multiples traitements de faveur. M. Delarue lui avait répondu en lui annonçant sa visite.

Après avoir quitté le centre d’appels, Kaoutar est allée en consultation chez la psychiatre qui lui a immédiatement fait un arrêt de travail de plusieurs jours et qui lui a recommandé le calme. En regagnant sa cellule, Kaoutar a découvert que la direction y avait placé une autre prisonnière: elle a refusé d’y entrer et a dit qu’elle préférait être placée au quartier disciplinaire (QD) en rappelant qu’elle avait besoin de ce «calme». Le directeur et trois surveillants gradés (dont une femme) ont essayé alors de l’obliger à rentrer dans la cellule par la force en la soulevant de terre et en essayant de la jeter à l’intérieur. Kaoutar a résisté, s’est débattue et, pour exprimer sa colère, a lancé quelques insultes au directeur, le traitant surtout de «menteur» et de «magouilleur». Elle a du coup été placée au QD. Deux jours plus tard, un lundi, la psychiatre, apprenant cela, a indiqué au directeur que l’état de Kaoutar était incompatible avec le QD, et qu’elle avait besoin d’être seule. Kaoutar a finalement été placée dans une cellule de six personnes où il y avait deux filles…

Lorsque Kaoutar est sortie pour aller en promenade, elle a été prise dans un traquenard: plusieurs prisonnières travaillant au service général l’attendaient dans un escalier pour la passer à tabac. Elle a été ainsi copieusement frappée à terre, à coups de pied dans le visage alors qu’elle venait d’être opérée de la mâchoire et que cela se savait. Elle a dû aller à l’hôpital où lui ont été prescrits plusieurs jours d’ITT.

Nous tenons à préciser que pendant tous ces événements, plusieurs personnes de sa famille et quelques proches rendaient visite au parloir à Kaoutar et qu’à aucun moment elle ne perdait sa conscience: on ressentait surtout une grande colère et une lassitude d’attendre toujours ce transfert promis.

Elle a finalement été transférée à la MAF de Fresnes le jeudi 8 juillet en fin d’après-midi. Sa famille et ses proches ont appelé plusieurs fois pour prendre de ses nouvelles, on leur répondait que tout allait bien. Le samedi 10 juillet, sa sœur aînée et un de ses amis sont allés au parloir: avant qu’ils entrent, un gradé les a prévenus qu’ils risquaient d’être choqués, que Kaoutar n’avait pas toute sa raison, qu’ils avaient été «obligés de la mettre à l’isolement par crainte d’une tentative de suicide», et qu’ils avaient demandé un placement en hôpital psychiatrique. Effectivement les deux visiteurs ont été très choqués de retrouver Kaoutar dans un état qui n’avait rien à voir avec celui qu’elle avait seulement quelques jours auparavant. Le gradé en poste ce jour, à une de leurs questions, affirmait qu’elle était arrivée de Versailles dans cet état.

Le lundi suivant, le même ami et une autre personne sont retournés au parloir: Kaoutar paraissait aller un peu mieux, elle était moins absente, moins incohérente. Le mardi matin elle était transférée à l’hôpital psychiatrique Paul-Guiraud à Villejuif. Et de là, plus de nouvelles directes, aucun psychiatre ne répond à la famille, les infirmières essayant de faire le relais tout en avouant leur impuissance à dire vraiment ce qui arrive à Kaoutar: quels médicaments lui donne-t-on, à quel régime est-elle soumise… Bref, nous sommes plongés dans une grande inquiétude, d’autant plus que nous savons désormais que tout est le fruit d’une sorte d’acharnement qu’elle a subi à Versailles. Kaoutar nous avait dit, sans que nous y prêtions attention à ce moment-là, qu’à sa sortie du QD ordonnée par la psychiatre, le directeur lui avait lancé «vous voulez jouer avec la psychiatrie, vous allez voir». De plus, la directrice de la MAF de Fresnes a indiqué à la sœur aînée de Kaoutar qu’en fait son dossier pénitentiaire ne mentionnait aucune demande de transfert ni pour Rennes ni pour ailleurs: le directeur avait aussi fabriqué ce mensonge peut-être dans l’espoir qu’il réussirait à convaincre Kaoutar de continuer à travailler dans ce centre d’appels … jusqu’à la fin de sa peine.

Depuis presque une semaine, la famille ne parvient pas à avoir réellement des nouvelles de Kaoutar: malgré des appels téléphoniques incessants demandant de pouvoir s’entretenir avec le médecin psychiatre traitant de l’hôpital Paul-Guiraud, il est toujours répondu que celui-ci n’est pas encore arrivé, ou qu’il est indisponible ou qu’il est déjà parti… Les parloirs avec la famille sont refusés sans aucune explication autre que le refus du psychiatre et sans jamais pouvoir dire combien de temps cela va-t-il durer. Bien au contraire, à part les «elle va bien» quasi automatiques, les quelques nouvelles sont plus qu’alarmantes. Lorsque sa sœur aînée a demandé à lui parler au téléphone, il lui a été répondu que Kaoutar en était privée par mesure disciplinaire, elle aurait «agressé une infirmière». Nous connaissons Kaoutar, elle a dû demander à pouvoir sortir de sa «chambre» où elle reste enfermée 24h/24 et e mettre en colère devant un refus non justifié. C’est un cercle vicieux: plus Kaoutar sera enfermée, moins elle en comprendra les raisons et plus elle s’y opposera: on connaît la suite et le rôle des médicaments administrés pour «calmer» toute véhémence. Jusqu’à quelle limite?...

L’urgence est que Kaoutar sorte de l’hôpital psychiatrique au plus vite, avant que les médicaments l’empêchent de retrouver consciemment ce calme dont elle a besoin.

La famille et les proches sont très inquiets: il est hors de question que Kaoutar vienne s’ajouter à la longue liste de «suicides»: aidés de l’avocate de Kaoutar, ils feront tout ce qu’il est possible pour sortir de cet engrenage quasi meurtrier.

Pour la famille et les proches de Kaoutar Chtourou,

Soumaya Chtourou.

Courrier adressé en copie à: Mme Alliot Marie, garde des Sceaux; Jean-Amédée Lathoud, directeur de l’administration pénitentiaire; M; le directeur de la MAF de Versailles; Mme le médecin psychiatre de la MAF de Versailles; Mme la directrice de la MAF de Fresnes; M. Jean-Marie Delarue, médiateur de la République; Mme Alima Boumediene-Thiery, sénatrice; Mme Florence Aubenas, présidente de l’Observatoire international des prisons; Mme Catherine Charles, présidente de l’Association pour le Respect des Proches des Personnes Incarcérées (ARPPI), M. Walter, président de l’Action des chrétiens pour l’abolition des tortures; Mme Karine Bernes, présidente de Faites la lumière en détention (FLD); l’Envolée; Ban public.


Melle Charles-Catherine Claude Monsieur le Directeur de la MAF de

Présidente de l’Arppi Versailles

1, allée des Erables 28, avenue de Paris

94410 Saint-Maurice 78000 Versailles

Tel: 01 56 29 22 09

06 66 95 09 89

Courriel: arppi@live.fr

Site: www.arppi.info

Objet: questions (3 pages)

Saint-Maurice le 18 Juillet 2010

Monsieur le Directeur,

Suite à l’appel désespéré de Mademoiselle Soumaya Chtourou, quant à la situation de sa sœur Kaoutar, actuellement placée en psychiatrie après différentes altercations avec vous et vos surveillant(e)s, décrite dans la lettre jointe à la présente, l’ARPPI (association pour le Respect des Proches de Personnes Incarcérées), dont je suis la présidente, vient vous poser quelques questions quant aux traitements inacceptables que vous avez employé pour faire plier cette jeune femme qui dénonçait les injustices dont elle était témoin intra-muros.




- Comment se fait- il que Kaoutar Chtourou une fois condamnée, n’ait pas bénéficié d’un encellulement individuel comme le stipule les textes de loi sur le sujet?

- Comment se fait-il, alors qu’elle contestait cet état de fait et qu’elle refusait de regagner sa cellule pour souligner l’arbitraire de la situation, vous ayez employé la force avec un placement au quartier disciplinaire à la clé?

- Comment se fait-il que des proches qui l’ont visité deux jours après son placement au quartier disciplinaire ont constaté qu’elle avait des bleus sur les bras témoignant de la violence de l’échauffourée.

- Comment se fait-il que lorsque Kaoutar était au quartier disciplinaire et alors que la psychiatre, en poste dans votre établissement, décrétait que cette mesure était incompatible avec son état psychologique du moment, (largement justifié au regard de ce que vous veniez de lui faire vivre), vous auriez eu cette phrase qu’elle nous a restitué au parloir: «Ah! Vous voulez jouer avec la psychiatrie? Alors on va jouer! »Petite phrase assassine et ô combien prémonitoire lorsqu’on connaît la suite des évènements.

Aujourd’hui, Kaoutar, se voit placée d’office à l’hôpital Paul-Guiraud de Villejuif en psychiatrie, soit une huitaine de jours après votre menace que vous avez mise, semble t’il, à exécution.




- Comment se fait-il alors qu’elle sortait de l’hôpital, où on venait de lui poser des implants dentaires et alors qu’elle se rendait en promenade, qu'elle soit tombée dans une embuscade au cours de laquelle elle s’est faite massacrer par des co-détenues?

Je peux aisément supposer, au regard des pratiques carcérales que j’ai largement analysé au cours de ces dernières années qui ont vu mes deux fils incarcérés, l’un depuis quinze ans et l’autre sorti l’année dernière au bout de huit longues années après avoir fait condamner la France pour traitements inhumains et dégradants, que ces représailles semblent télécommandées par une autorité de l’ombre. Reste à savoir laquelle…

Il va sans dire que nous allons soutenir la famille pour qu’elle porte plainte, non pas contre les détenues, ce qui serait contraire à l’éthique de l’arppi, des proches et des amis qui la soutiennent, mais contre l’administration pénitentiaire pour non-assistance à personne en danger et mise en danger de la vie d’autrui.

- Comment se fait-il que Madame Ben Jelloul (désolée d’écorcher son nom), directrice de la Maison d’arrêt des femmes de Fresnes, nous dise qu’elle n’a trouvé aucune allusion à un quelconque transfert vers un autre établissement pénitentiaire dans le dossier de Kaoutar alors que celle ci le réclamait depuis fin mars 2010 à l’issue de son procès?

- Comment se fait-il que vous lui ayez fait croire que celui-ci était à l’ordre du jour? Et surtout dans quel but?

- Comment se fait –il que Kaoutar ait perdu la raison sous l’effet des médicaments délétères qui lui ont été administré à Versailles, il y a huit jours, et que personne ne s'en inquiète ? D’après les différents interlocuteurs, que nous avons eu au téléphone ou vu en nous rendant au parloir, pratiquement tous étaient choqué par l’état de la jeune femme lorsqu’elle est arrivée en transit à Fresnes.

Autant de questions auxquelles il vous faudra répondre, Monsieur le Directeur, s’il arrivait quelque chose d’irréversible à Kaoutar Chtourou. D'ailleurs, même si elle s’en sort, j’espère que vous y répondrez quand même, ne serait-ce que par respect pour sa famille, pour la vie humaine et la dignité des personnes dont vous avez la responsabilité en général.

Dans l’espoir de recevoir une réponse prompte et claire à ce courrier, je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de mes salutations.

Mademoiselle Claude Charles-Catherine présidente de l’arppi.

Pour copie:

Madame Alliot-Marie Garde des sceaux

Jean Amédée Lathoud, directeur de l’administration pénitentiaire

Madame Ben Jelloul directrice de la maison d’arrêt des femmes de la prison de Fresnes.

Monsieur Jean Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation de liberté

Madame le médecin psychiatre, de la Maison d’arrêt des femmes de Versailles



Monsieur le médecin psychiatre responsable des admissions pavillon 20 hôpital de Villejuif

Madame Alima Boumédiene-Thiery, sénatrice des verts

Madame Florence Aubenas, présidente de l’observatoire international des prisons



Monsieur Walter, président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture

Madame Karine Bergnes, présidente de la FLD (faites la lumière en détention)

L’Envolée radio et journal

Ras-les-Murs émission de radio

Ban Public portail d’information.



Melle Charles-Catherine Claude Monsieur le Médecin psychiatre

Présidente de l’Arppi Service admission pavillon 20

1, allée des Erables 54, avenue de la République

94410 Saint-Maurice 94800 Villejuif

Tel: 01 56 29 22 09

06 66 95 09 89

Courriel: arppi@live.fr

Site: www.arppi.info

(objet: Kaoutar Chtourou 2 pages)

Saint-Maurice le 18 juillet 2010


Monsieur le médecin psychiatre,


Veuillez trouver ci-joint les différents courriers envoyés aux autorités responsables de la mise en danger de mademoiselle Chtourou Kaoutar actuellement «détenue» sous votre responsabilité à l'hôpital Paul Guiraud de Villejuif.

Vous constaterez, en lisant ces différents courriers, que personne n'est dupe de ce qui s'est passé depuis son transfert de la prison de Versailles jusqu'à aujourd'hui et que nous, ARPPI (Association pour le Respect des Proches Incarcérées ), famille, amis, associations et autres collectifs, avons décidé de dénoncer et de porter sur le devant de la scène médiatique par tous les biais possibles, internet et nos réseaux compris.

Nous ne pouvons laisser se pérenniser ces pratiques psychiatriques dignes d'un autre siècle qui ne reposent sur aucune base scientifique.

Mademoiselle Chtourou Kaoutar était tout à fait normale il y a une dizaine de jours, puisqu'elle nous écrivait et que nous la rencontrions avec sa famille à l'occasion de visites au parloir. Son seul «défaut» était de pointer les injustices dont elle était témoin intra- muros à la prison de Versailles. Mérite t-elle pour autant d'être lobotomisée ou retenue de force sous l'emprise d'une camisole chimique?




Nous ne laisserons pas faire, et nous viendrons manifester devant l'hôpital si la situation de cette jeune femme ne trouve pas d'issue favorable à sa survie.




Je vous conseille d'aller jeter un oeil sur notre site (www.arppi.info) et de chercher les vidéos sur la mobilisation que nous avons organisée l'année dernière avec des collectifs concernés de près par l'histoire de Kaoutar Chtourou pour vous rendre compte des combats que nous sommes à même de mener.

Monsieur, nous connaissons vos méthodes pour y avoir été confrontés. Nous ne laisserons pas faire.

En espérant trouver une rapide solution, en vue de résoudre cette histoire incroyable, je vous prie, d'agréer, Monsieur le médecin psychiatre, l'expression de mes salutations.

Claude Charles-Catherine présidente de l'ARPPI


Pour copie:

Madame Alliot-Marie Garde des sceaux

Jean Amédée Lathoud, directeur de l’administration pénitentiaire

Madame Ben Jelloul directrice de la maison d’arrêt des femmes de la prison de Fresnes.



Monsieur Jean Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation de liberté



Madame le médecin psychiatre, Maison d’arrêt des femmes de Versailles



Monsieur le médecin psychiatre responsable des admissions pavillon 20 hôpital de Villejuif

Madame Alima Boumédiene-Thiery, sénatrice des verts

Madame Florence Aubenas, présidente de l’observatoire international des prisons



Monsieur Walter, président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture

Madame Karine Bergnes, présidente de la FLD (faites la lumière en détention)

L’Envolée radio et journal

Ras-les-Murs émission de radio

SOUTENEZ HANK SKINNER

Par Catherine, 04 mars 2010, URGENT!!!

Les avocats de Hank ont obtenu un report de la date d'exécution au 24 mars prochain, le mandat d'exécution n'étant pas valide...Cela va au moins leur laisser plus de temps pour travailler sur le dossier...

Vous pouvez donc CONTINUER à faire signer la lettre de demande de clémence http://...www.change.org/actions/view/he...
et continuer à inviter vos amis à rejoindre cette cause...

C'est très, très important d'être nombreux, de se mobiliser encore plus !

Vous pouvez également téléphoner ou envoyer un mail au Gouverneur Perry afin de lui demander de commuer la peine de Hank



voir article de Sandrine :http://www.facebook.com/Gene.ch?ref=p...

Pour info, je vous invite à lire la dernière chronique de Sandrine Ageorges Skinner : http://www.abolition.fr/ecpm/french/n...

Rappel : Vous pouvez écrire quelques mots de soutien à Hank :C'est possible de le faire par le site en lien ci-dessous. Il vous suffit de créer un compte en vous enregistrant (c'est gratuit) et le courrier vous coutera moins cher qu'un timbre. (il sera remis à son destinataire en 24 h). Le courrier est à adresser au détenu 00999143 (c'est son n° d'écrou). Il faut bien sûr écrire en anglais à Hank mais des mots tout simples peuvent suffire....et seront importants pour le maintenir en lien avec le monde extérieur des humains qui pense à lui et le soutient..

Pour signer la pétition:Take Action Online | Amnesty International USA | Human Rights Action

APPEL URGENT

Par Catherine, 26 janvier 2010, URGENT!!!

Bonjour,



A L'écho des cabanes, l'émission que j'anime un vendredi sur deux en alternance avec zone d'attraction, et dont la prochaine aura lieu vendredi prochain (29) de 11 à 13 h, il y aura comme invitée Sandrine AGEORGES SKINER épouse d'un prisonnier américain détenu dans les couloirs de la mort au Texas et dont la date d'exécution a été fixée au 24 février prochain. Cette femme qui est une militante au sein de la coalition texane pour l'abolition de la peine de mort et aujourd'hui membre de l'arppi, n'a pas vu son mari depuis des mois et leur échange épistolaire a été suspendu par l'administration pénitentiaire américaine à cause des procédures engagées aux états unis mais aussi en Europe.



Soyez nombreu(x)ses à l'écouter et à la soutenir. Un témoignage édifiant !



Catherine animatrice écho des cabanes et présidente de l'arppi

		

UNE FOUILLE DE LA PRISON DE LUYNES EN CASSATION

Par Catherine, 10 décembre 2009, URGENT!!!

Même si les recours devant les tribunaux sont illusoires pour changer l'histoire carcérale ils permettent une certaine traçabilité en pointant du droit les dysfonctionnements et les exactions de l'administration pénitentiaire.



En outre, ils font partie d'un arsenal permettant de sauver la vie à quelques un(e)s. Rien que pour ça ils sont une arme dont il faut se servir conjointe à d'autres actions qui restent à définir de façon collégiale.

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Communiqué - Très urgent

Par Catherine, 03 décembre 2009, URGENT!!!

ASSOCIATION ROBIN DES LOIS (en création) - François KORBER

Emission du vendredi 4 décembre 2009 - 11 heures .

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François Korber ancien détenu et l'association Ban public traînés devant les tribunaux.

Par Catherine, 24 novembre 2009, URGENT!!!

L'ARPPI invite tous ceux qui le peuvent à se rendre au Palais de Justice de MELUN ce jeudi 26 novembre à 14 heures en soutien à François KORBER et à l'association BAN PUBLIC mis en cause dans ce procès.




Elle rappelle, d'ailleurs ses positions sur la question de la télévision en prison et exige :

la gratuité totale de la télévision au même titre que les médicaments puisqu'il est largement démontré que le petit écran en apportant la paix sociale en détention fait fonction d'anxiolytique, d'antidépresseur et de somnifère, et à ce titre devrait, au minimum, être remboursé par la sécurité sociale.

Par ailleurs, combien de fois un homme ou une femme ayant effectué de longues années de prison aura t-il (elle) payé de postes de télévison à l'administration pénitentiaire?

Avec ce racket institutionnalisé nous pouvons tous nous rendre compte que le marché de la punition est une entreprsie plus que florissante.




Catherine Charles présidente de l'arppi

Depuis mars 2009, François Korber s’est attaqué - avec le soutien de la Presse - à ce qu’il appelle « le racket de la télévision en prison ». Des millions d’euros sont prélevés, chaque année, sur les comptes des détenus sans que nul ne connaisse exactement leur destination. Ces faits ont vainement été dénoncés depuis plus de dix ans par les rapports les plus officiels (Assemblée Nationale et Sénat en 2000, Commissaire Européen aux Droits de l’Homme en 2005, Cour des Comptes en janvier 2006).

"D’une façon tout à fait exceptionnelle, l’A.P. le poursuit en diffamation, avec l’association BAN PUBLIC qui a diffusé ses procédures. Jusqu’à présent l’A.P. se bornait, en général, face aux attaques, au classique « No Comment ». François KORBER se doit « ravi » de la Tribune qui lui est ainsi offerte."

06. 88.86.80.31.

francoiskorber@yahoo.fr

http://debattreetagiragauche.org/korber

Charlie Bauer et Catherine au festival du film militant d'Aubagne après la présentation de son film "rouge bandit"

Par Catherine, 25 octobre 2009, URGENT!!!

Acharnement contre Cyril Khider, lettre à Madame Alliot Marie, la réalité de la réinsertion à voir absolument

Par Catherine, 12 octobre 2009, URGENT!!!

Bonjour,



voici, par le biais de ces deux vidéos, tournées "à l'arrache" ce week end ainsi que par celui d'une lettre, en direction de la ministre de la justice, que je vous mets en pièce jointe, la réalité de ce qu'est la valeur accordée à la réinsertion pour un garçon qui remplit toutes les obligations inhérentes à sa libération conditionnelle et sur lesquel l'institution de la justice s'archarne sans relache depuis trop longtemps déjà.



Peut être, entre autre, parce qu'il a fait condamner la France par la Cour Européenne des Droits de l'homme pour traitements inhumains et dégradants il y a trois mois, ainsi que l'administration pénitentiaire pour allégations mensongères ayant permis de le garder cinq ans à l'isolement dans des conditions effroyables ?



Lors de la révocation de sa libération conditionnelle le 9 octobre dernier, après un délibéré de plusieurs jours et après que le procureur ait assuré, en première instance, qu'il ne s'opposait absolument pas au déplacement géographique de Cyril qui ne désire au fond, que sauver sa vie, aucune motivation précise n'a été donnée lors de cette audience mascarade qui s'est tenue à la 12 ème chambre du TGI de Paris et dans laquelle le tristement célèbre juge Burgaud était le procureur.



Nous avons évidemment fait appel mais celui ci non suspensif peut voir Cyril ramené en prison.



Moralité : Outreau ou pas assez de morts en détention ?



Cette lettre n'est pas définitive puisque nous attendons la notification qui doit être adressée à l'avocat pour expliquer la révocation de liberté conditionnelle dont mon fils, Cyril, fait les frais alors qu'aucun motif valable n'a été avancé ni verbalisé lors de l'audience et qu'il n'a rompu aucune des obligations demandées. Au contraire, il semblerait que ce qui gène l'institution de la justice c'est qu'il ait réussi en peu de temps à mettre en place un vrai projet de vie.



Merci de diffuser le tout parce que cette réalité s'applique aujourd'hui à de nombreuses personnes que l'on pousse ou au suicide ou à la folie.



Catherine

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Loïc Delière

Par Catherine, 29 septembre 2009, URGENT!!!

A l'heure où se joue le grand loto pénitentiaire des petites lois votées entre amis, des hommes continuent de mourir ou de crier en vain à l'aide, dans l'opacité des brumes pénitentiaires. Loïc Delière fait partie de ceux là. Il y a deux jours, il a été jeté à l'isolement, coincé sous le mitard, avec pour tout vêtement un caleçon et comme pitance un repas qu'il lui est servi sans couvert. Comme on donnerait la gamelle à un chien. Jeté dans une cellule dont il a dû lessiver les murs tachés de sang et des matières non identifiables qui s'y trouvaient, pour espérer pouvoir y dormir. Une cellule flanquée d'un parquet éventré auquel il manque une latte sur deux dans cette vieille abbaye, anciennement baptisée ? le cimetière des durs ?. Tout un programme ! Comme le dit Dante dans son enfer : ?étranger, toi qui entre ici, abandonne tout espoir ? .

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Comment faire taire un ancien détenu efficace sur le plan associatif

Par Catherine, 23 juin 2009, URGENT!!!

PRISONS

La préfecture pousse une association de réinsertion de prisonniers au dépôt de bilan (19/06/2009 )

Première anicroche pour l'administration pénitentiaire, après le déménagement début mai à Corbas, prison des temps modernes. Une association culturelle agissant pour la « réinsertion citoyenne » vient de se faire fermer les portes de la prison. C'est la fin d'Axès Libre, cette association fondée en 2005 par Eric Jayat, ancien taulard et personnage charismatique du milieu carcéral lyonnais, dont le but était d'être une passerelle entre le milieu fermé de la prison et le milieu ouvert, par le moyen de la culture. La liquidation judiciaire est fixée au 23 juin. C'est la rupture d'une convention de trois ans signée en 2007 avec l'Etat, pour le portage d'un poste au sein du SPIP, Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation, qui a mené l'association à sa perte. Une rupture décidée par le sous-préfet Francis Vuibert et le directeur du SPIP, Jean-Pierre Bailly, à la date du 29 avril, juste avant le déménagement à Corbas.

Une association qui avait du sens

Emmanuelle Moreau travaillait à Axès Libre. Elle a notamment permis l'émergence du projet Entremondes en avril dernier, jeu de piste dans les hauts lieux de la culture lyonnaise, destiné aux adhérents, sortants de prison ou personnes en difficulté sociale. Elle est sous le choc: "C'est incompréhensible. Notre association fonctionnait bien, des partenaires privés étaient intéressés par notre concept. On s'est fait sabrer en plein essor." Bernard Bolze, fondateur de l'Observatoire International des Prisons (OIP) juge cette affaire extrêmement inquiétante. Pour lui, cette décision relève d'un changement de stratégie des pouvoirs publics: "Le politique juge que l'action d'Axès Libre n'est plus la priorité alors il fait en sorte que ça s'arrête à un moment où, pourtant, on en a le plus besoin."

Règlements de compte ?

Rien ne présageait en effet le non renouvellement des subventions. Alors pourquoi cette décision? Le SPIP, Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation, joint par téléphone, s'est refusé à tout commentaire, expliquant que « cela ne concernait pas les médias ». Quant à la Préfecture, elle explique que sa motivation n'était ni politique, ni budgétaire, mais plutôt liée à une « mauvaise gestion comptable ». « Ils nous reprochent d'avoir confondu le budget réservé au poste et les frais de fonctionnement de l'association. Mais la Préfecture n'a pas effectué le versement des subventions des cinq premiers mois de l'année. L'argent vient seulement d'être viré ce lundi 15 juin », explique Eric Jayat. Il voit la suppression des subventions plus comme le changement de politque avec le nouveau couple de décideurs à la tête des prisons lyonnaises, le sous-préfet Francis Vuibert, arrivé à la préfecture du Rhône en 2008 et le directeur du SPIP Jean Pierre Bailly, membre de la commission qui a proposé l'instauration des peines plancher.

Détenu mais citoyen

De son côté, la Préfecture assure que l'action culturelle à Corbas ne disparaîtra pas. C'est, en effet, l'association socio-éducative de Lyon Corbas, chapeautée par le SPIP, qui récupère le poste. Une association qui s'occupe avant tout de gérer l'argent versé par les détenus pour avoir la télévision afin de programmer des activités culturelles. "C'est la logique de l'occupationnel. On ne rentre pas dans des processus de création pour redonner à ses gens l'occasion de devenir citoyens", s'emporte Eric Jayat, déçu que l'on n'ait pas vu le soutien que pouvait apporter son association à l'administration pénitentiaire.

Marine Badoux

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